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Night Town de Hoosky

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Le clip, format court de référence dans le milieu musical, reste essentiellement de nos jours un pur moyen marketing à la finalité très juteuse pour l’industrie (merci MTV). MAIS, mes chers élèves, sachez que certains artistes utilisent  le clip plutôt pour ses fins dramaturgiques, comme son grand frangin, le vénéré sacro-saint court métrage. Certes la question de la bande son ne se pose plus, puisque celle-ci est surtout composée de la piste musicale (Oxymore ?), reste alors à définir la bande image, ce que l’on va filmer, ce que l’on désire montrer / interpréter, transformant ainsi certains clips en véritable fiction courte.

Nous vous proposons pour cette première courte chronique musicalo-métrangesque (tous droits réservés !) l’oeuvre, car il s’agît bien de çà, du dernier EP de Hoosky :

Hoosky

HISTORIQUE

Hoosky est un duo composé d’Hoogo et Chomsky, fondateurs du label Nowadays Records. En 2008, le premier album du label, LA BOULANGERIE, dévoile ses miches (hum…) et fait sensation dans ce milieu très fermé grâce à l’union de plusieurs grands noms de la nouvelle vague électro sur l’album (Mister Modo, Quetzal etc..). Un an plus tard, une rencontre  »fortuite » avec Mattic (un certain Wax Tailor) va donner naissance à l’album FANTASTIC PLANET, mélange étrange  de sonorités électroniques et de beat west coast t’a vu gros avec la contribution d’Astrid Engberg ou encore, A State Of Mind (entre autre). L’année 2011 marque la première apparition du duo Hoosky sur le dernier album du label, sobrement intitulé : LA BOULANGERIE 2 (l’album qui ne vous roule pas dans la farine … OK bon, STOP !!!). Premier jet, premier succès, le duo décide de continuer sur cette lancée en créant JUST A LIL’ BEAT, leur premier véritable album maîtrisé de bout en bout, que Hoosky définit comme  »la bande originale d’un Road Movie expérimental ». Plusieurs EP vont se décliner de cet album, tous narrant l’histoire de deux compères qui quittent la ville et prennent la route en voiture, pour s’enfuir vers une destination mythique mais inconnue. Night Town, le titre que nous vous présentons ici, est un extrait de cet album et laisse place justement, au voyage, au mythe, une fable très glauque sur les tréfonds de l’âme humaine, ou les hommes sont des chiens (au sens propre et sûrement figuré d’ailleurs).

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LES MOYENS

Pour mettre en image le récit de Night Town, le label a lancé une collecte de fond via Kiss Kiss Bang Bang. Nous vous proposons de relayer ici le budget global du clip pour vous donner un aperçu, petits curieux, du coût total de création d’un court (attention, ce budget reste à relativiser, il ne s’agît pas non plus de David Guetta hein). Le tournage s’est déroulé en septembre dernier, dans un village du sud-ouest de la France, avec une équipe composée d’une trentaine de technicien et d’une centaine de figurants. La demande était d’atteindre 9000€ en 45 jours soit :

– Préparation : 750 euros (150 euros / jour pour 5 jours de préparation)

– Tournage :  2000 euros (200 euros / jour pour 10 jours de tournage)

–  »Location » (si, si) du chien siberian husky : 1500 euros (100 euros/ jour  pour 15 jours (préparation + tournage))

– Nourriture et gardiennage du chien : 450 euros (30/jour pour 15 jours (préparation + tournage))

– Défraiement, logement et repas du dresseur : 750 euros (50 euros/jours pour 15 jours)

Acteur : 1500 euros (forfait + défraiement + repas / logement)

Poids lourd : 1800 euros (180 euros / jours pour 10 jours de tournage)

– Essence : 250 euros (25 euros / jours pour 10 jours de tournage

L’équipe a réussi son pari puisque le projet trouva son public sur le site communautaire, et le clip fut réalisé juste après.

Nightown

SYNOPSIS

Plutôt que d’analyser le clip, voici l’histoire de départ :

Après avoir sillonné le monde dans son 33 tonnes, Robert, toujours accompagné de son chien husky rentre au pays. C’est la fin d’un road-trip, le retour aux racines dans la campagne, là ou on n’a pas renoncé à ce qu’il y a de violent et d’animal en nous. Entre les vieux chasseurs et les gueules cassées de la troisième mi-temps, entre les coups de poing et les coups de crocs, il va devoir réaffirmer sa position de mâle dominant au sein du village…

On vous laisse (enfin !!) apprécier tranquillement l’oeuvre, taper du pied aussi, et quoi de mieux pour se mettre en bouche avant la prochaine édition de Court Métrange, dont la thématique est (et restera !) : Monstres et monstruosité.  Laissez parler l’animal qui est en vous, il est grand temps de lâcher le chien :

Et parce que la musique adoucit les moeurs, ou pas, voici une petite sélection de titres qui ne devraient pas vous laisser indifférents. La petite animalerie musicale de Court Métrange en quelque sorte :

Vous êtes des animaux / Mr. Oizo // 2011 (d’ailleurs : excellent dernier EP avec mr. Marilyn Monson, disponible depuis quelques jours ici)

Big Bad Wolf / Duck Sauce // 2012

Aurélien.

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Le Métrange du mois « Hold your fire »

hold your fire Wes Benscoter

Tout commence de façon classique, on pense être en terrain connu. Un soldat portant un masque à gaz pointe son arme vers le spectateur et fait feu. Un film de guerre. Un environnement baigné d’une brume étrange, suggérant une touche fantastique. Une cible qui se déplace lentement, gauchement… Oh merde, pas encore un film de zombies quand même..??

Quoi qu’il en soit on a affaire à un court de belle facture:  un beau paysage de désolation, un soldat qui respire plus la lassitude que l’attitude triomphante du conquérant (le fait qu’il n’ait pas de visage ne favorise pas l’empathie), un corbeau, des cadavres accrochés aux barbelés, une photo et une bande son participant à une ambiance angoissante

Hold your Fire

On est aux aguets, on ressent ce petit quelque chose qui nous serre à la gorge et titille notre attention, mais rien ne nous prépare au basculement qui va suivre. Certes, il y a ce champ de bataille étrangement désert; ce prospectus dont on se demande ce qu’il fait là; la vision d’un torii (portail traditionnel japonais) qui, s’il semble indiquer que l’on se trouve au Japon pendant la seconde guerre mondiale (peut être juste après l’explosion de la Bombe ?), dégage avant tout une aura mystique; ce cadavre arborant un masque de No, surprenant sur un champ de bataille (et au passage: trois personnages sur ce terrain de mort, et toujours pas un visage).

Puis soudain changement de décor, le basculement s’opère par le biais d’images d’un cartoon d’assez mauvais goût en ce qu’il banalise les horreurs de la guerre. La réalité se brouille, l’histoire et son symbolisme s’entremêlent. On pourra d’abord penser que l’on est resté dans la continuité de la narration: on a effectué un saut dans le temps; victime d’une grenade, le combattant se retrouve à l’hôpital. Mais l’aspect délabré de ce dernier interpelle, et surtout le poste de télévision confirme que quelque chose ne tourne pas rond: montrer des images d’amputation à un amputé…? Le soldat porte toujours son uniforme déchiré ainsi que son casque, et lorsqu’il rejette ce dernier comme pour refuser sa condition, l’infirmière, dont la tenue immaculée ne doit pas nous tromper, se fait un devoir de lui remettre. Non, soldat, tu ne t’en tireras pas ainsi, pas si facilement. Le malheureux estropié, à la fois victime et acteur coupable de la guerre, devra revivre encore et encore son agonie, témoin de ses propres souffrances (lorsque l’infirmière quitte le champ, elle apparaît à l’image sur la télévision). Et tandis que l’enveloppe la même fumée qu’au début du film, ramenant le soldat sur le champ de bataille, on se dit que l’inquiétante jeune femme à son chevet tient plus de la geôlière et de la tortionnaire que de la garde-malade. Plus que de lui apporter des soins, son souci semble être de le maintenir en vie pour mieux le renvoyer dans son enfer personnel. Le revoilà sur le champ de bataille, comme au début, à la différence près qu’il n’est cette fois qu’un homme tronc sur une chaise roulante. La guerre ne lui a a pas seulement pris ses membres, elle a aussi détruit son âme, le condamnant à un cycle d’horreur perpétuelle.

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Et une fois que l’on a pénétré dans cette boucle expiatoire, le début du film peut être vu d’un oeil nouveau, prendre un autre sens. Le réalisateur Wes Benscoter (par ailleurs artiste réputé pour ses illustrations de nombreux albums de heavy metal) s’est-il jamais placé à un niveau réaliste? Sommes nous depuis le début dans la fantasmagorie? Avons-nous vu le soldat vivant, ou était-il mort dès la première image? Avons-nous été témoin de la réalité de son trépas, ou cette première errance sur le champ de bataille, que l’on ne savait pas encore éternelle, faisait déjà partie de son expiation/malédiction? Certains détails évoqués auparavant nous mettaient la puce à l’oreille; à les regarder de plus près, on est confirmé dans l’idée que le réalisateur a entièrement basé son film au niveau du spirituel. La présence du torii prend notamment tout son sens: ces portails ont en effet pour fonction symbolique de séparer le monde physique de celui des esprits. Rétrospectivement, il subsiste peu de doutes quant au côté duquel se trouve le soldat… Si ce n’était pas suffisant, le masque de No, quant à lui, semble venir souligner l’ironie et le faux-semblant à l’oeuvre dans le destin du militaire.

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Après tout, il importe peu de savoir si ce qu’on voit est réel, fantasmé, si cela a eu lieu, si c’est un souvenir, le passé, le futur, un présent qui se répète… Le spectateur avisé ne cherchera pas à tout prix une explication indiscutable, une vérité. Il se plaira à conserver des zones d’ombres, des moments de flou artistique où s’emmêlent les réalités. C’est justement en donnant deux niveaux de lecture à son histoire, deux niveaux de conscience à son héros/victime, que Benscoter confère au film son sens et sa force. Et qu’apparaît alors, loin du basique film de guerre dénué de substance, toute la signification du court, que l’on aurait pu deviner simplement en lisant le titre de celui-ci. « Hold your fire » est un film viscéralement anti-militariste, dont la mécanique en trois temps et l’atmosphère angoissante viennent totalement servir le propos. Une situation initiale, un basculement et un enchevêtrement apparent des réalités venant mettre en perspective ce qui précède, et par la même éclairer très clairement sur le message du film. Une fois encore, un second regard sur des élément qui nous semblaient à première vue seulement formels et tenant purement de la narration, vont nous les faire apparaître comme relevant plutôt du symbolisme et de la démonstration. Il y a bien sûr le titre, avec lequel tout est dit. Mais il y a aussi cette première image, ce soldat mettant en joue le spectateur, l’impliquant dans le récit tout en le mettant mal à l’aise. Le canon du fusil agit comme un doigt pointé vers nous; une façon de nous dire « tu es concerné »; également de nous signifier que nous sommes tous victimes, mais aussi tous coupables. Tout comme le soldat, dont le calvaire paraît certes être une punition pour des actes de guerre, mais également une malédiction pour simplement avoir pris part à la guerre, qu’il l’ait voulu ou non. Mettre le pied dans l’engrenage de la guerre, c’est être damné à jamais. La guerre comme malédiction. Une malédiction qui déshumanise : le soldat n’a pas de visage. Au départ, il est un masque, une machine de guerre. Par la suite, il n’est plus qu’une grimace, une balafre, un nouveau masque, de souffrance cette fois-ci.

« Hold your fire », nous conjure Wes Benscoter : cessez le feu, toute guerre n’est qu’une horreur sans fin et sans visage.

B. Leroy

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LE MÉTRANGE DU MOIS «VOICE OVER»

Voice Over night

A chaque fois, au moment de boucler une sélection de courts-métrages, c’est la même chose. Au mieux, vous vous êtes bien organisés et vous vous félicitez d’être dans les temps, d’avoir encore quelques jours devant vous pour d’éventuels re-visionnages et pour vous prendre la tête sur la dernière place à attribuer, en changeant une douzaine de fois d’avis au passage. Au pire, vous êtes un peu à la bourre, mais pas de panique, vous avez quand même bien géré dans l’absence de gestion, et en sacrifiant quelques heures de sommeil, vous tiendrez sans problèmes la deadline.

Et là, patatra, à chaque fois, c’est la même chose. A deux jours de la date butoir, paf ! La classique de nos amis ibériques : un distributeur espagnol surgit de l’ombre et inscrit d’un coup, d’un seul, 30 courts-métrages.

A chaque fois, c’est la même chose. La tuile. L’équilibre, stable ou instable, de votre planning vole en éclat.

Oui, la vie est dure et nous inflige de la sorte de bien pénibles épreuves, mais là n’est pas le sujet. Non, cette passionnante (non ? Bon…) anecdote n’avait pour autre but que d’aborder le court-métrage fantastique espagnol, son dynamisme et sa présence accrue dans les festivals. Difficile en effet de trouver une sélection qui n’inclut pas un court de la péninsule. Et ce, non pas que les réalisateurs espagnols soient plus doués que les autres, mais simplement parce la production espagnole est à la fois très importante en quantité, bien structurée et bien distribuée.

La première explication à ce constat est évidente: depuis une quinzaine d’années, le long-métrage fantastique ibérique connaît un grand succès et entraîne tout naturellement le court dans son sillage. De plus, la passerelle court/long fonctionne très bien, et beaucoup de réalisateurs sont passés par la case court-métrage (la Trilogie de la Mort de Nacho Cerda est un des exemples les plus connus), quand ils n’ont pas tout simplement adapté en long une de leurs oeuvres courtes (cf le récent Mama). Cette passerelle fonctionne d’ailleurs dans les deux sens : des réalisateurs qui vont démarcher des producteurs forts de leurs courts-métrages, mais aussi des producteurs qui vont scruter la production de courts afin de trouver le réalisateur star de demain.

On remarque ainsi, surtout du côté des courts produits, un certain formatage et avant tout une intention de montrer son savoir faire, sa capacité à prendre les commandes d’un long. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir une société de production lancer la version longue d’un de ses courts-métrages quelques mois seulement après la sortie de celui-ci (cf récemment Alexis ou Human Core, deux films ayant pas mal tourné en festivals.)

Les films auto-produits ne sont toutefois pas en reste et on peut citer par exemple Refugio 115 qui en est à l’heure où j’écris ces lignes à 122 sélections, ou encore les délires d’Eskoria Films, Brutal Relax et Fist of Jesus, qui ont affolé le net (un projet de long tiré de Fist of Jesus, Once upo a time in Jerusalem, est en projet) !

Quoi qu’il en soit, du côté de l’Espagne, et comme souvent lorsque du temps et de l’argent sont investis dans la production et la distribution, on a clairement le long en tête lorsque l’on fait un court.

Deuxième raison du succès du court de genre espagnol : il existe de nombreuses compagnies de distribution, bien organisées, qui représentent d’encore plus nombreux courts-métrages. Ces compagnies démarchent les festivals, leur proposent leurs films (et ma formidable anecdote d’ouverture prend ici toute sa valeur), sont très actives et multiplient ainsi les chances pour un film d’être sélectionné.

Enfin, troisième explication : le festival de Sitges, qui constitue une formidable plate-forme d’exposition pour les courts espagnols. Le rendez-vous catalan ne sélectionne pas exclusivement des courts du cru, mais forcément, proximité aidant, on en retrouve beaucoup, qui y font en général leur première mondiale. Le nombre de professionnels présents, comme l’importante couverture dont jouit le festival, favorise évidemment la carrière d’un film s’y trouvant projeté.

 Sitges

Bref, ce long avant-propos pour vous présenter la production de courts fantastiques espagnols, avant de vous parler d’un de ses représentants : Voice over, fraichement débarqué sur la toile :

VOICE OVER (English subtitles) from Kamel Films on Vimeo.

Pour faire écho à mes propos précédents, le court-métrage de Martin Rosete est une production indépendante (il a en partie été financé grâce à Kickstarter) mais a rapidement rejoint le giron de la compagnie Marvin & Wayne, pour sa distribution internationale. Le film a connu de nombreuses sélections, dans les festivals fantastiques mais aussi dans les festivals généralistes, présentant l’avantage de proposer un fantastique soft, qui n’effraiera pas le programmateur pas spécialement amateur de genre. Et surtout, c’est un « crowd pleaser », le genre de films qui se place d’emblée comme favori pour le prix du public, un film que tout le monde (ou presque) aimera. Et c’est d’ailleurs à mes yeux son seul défaut, on y reviendra.

Voice Over

Voice over est un film malin et habile, qui se plait à jouer avec le spectateur, à lui faire croire qu’il est ce qu’il n’est pas, en serpentant d’un univers à l’autre, d’un ressort scénaristique au suivant. Habile d’avoir recours à la voix off (celle de Féodore Atkine) pour s’adresser directement à nous. Encore plus habile de nous faire savoir que le personnage à l’écran n’est pas un quelconque héros de fiction, mais qu’il s’agit de VOUS ! L’implication est totale, et nul doute que c’est pourquoi le film, et particulièrement son « twist », résonne si efficacement chez le spectateur, allant forcément titiller chez celui-ci des souvenirs enfouis.

Habile également de se présenter à première vue comme un pur produit de SF, avant de bifurquer et de ne plus utiliser l’élément fantastique que comme un outil au service du romantisme. Une façon de nous donner l’illusion d’être en territoire connu, pour mieux brouiller les pistes, nous égarer et nous captiver, pour finalement nous rendre plus vulnérable à la tendre révélation finale.

On pourra toutefois, comme je l’ai été, être d’abord un poil déçu par ce twist attendrissant. Simplement parce que pleinement embarqué dans l’atmosphère fantastique et mystérieuse du récit, on peut être décontenancé par ce brutal retour à la réalité, et à une réalité aussi bisounours, qui plus est. Par sa construction audacieuse, le film prend donc le risque de s’aliéner une minorité de spectateurs, ceux qui seront frustrés qu’il ne pousse pas sa logique fantastique jusqu’au bout. Mais a contrario, c’est justement cet abandon des terres fantastiques pour un dénouement mignon tout plein qui séduira la majorité du public.

Voice Over night

Un ressenti tout subjectif et personnel donc, et une déception qui provient surtout de ce que l’on aurait aimé que soit le film. Mais ne jouons pas les spectateurs capricieux : le film appartient à son réalisateur, et dans la démarche de celui-ci, ce retournement est cohérent, il est l’objet même du film. Simplement, à titre personnel, de par la façon dont le film est construit et a fonctionné sur moi, cette fin vient atténuer la puissance des descriptions et univers présentés auparavant. Un ressenti très subjectif, qui n’enlève rien à la qualité objective de la construction du film : de prime abord, un film fantastique, en réalité, une belle description de l’émotion d’un premier baiser.

Et vous ? Attendris ou frustrés par ce chaste baiser ?

Benjamin leroy.

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Easter hybrids

2.pouievre

Les cloches de Pâques sont passées, semant sur leurs passages poules, lapins, poissons et autre faune adorable et consommable.

A notre façon, nous fêtons l’événement en publiant une série de visuels signée MiniMau (illustratrice) et spécialement produite pour l’occasion.
Adepte du détournement, mêlant l’élégant au dérangeant, elle vous propose sa vision d’un bestiaire pascal revu et corrigé.

A consommer sans modération…

MiniMau 2013

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Et on refait l’affiche ! World Chanel Z

World War Z

« Ce n’est pas un voyage. Tous les voyages ont une fin et nous allons sans cesse. Le monde change et nous changeons avec lui. Les ambitions s’évanouissent, les rêves demeurent. Mais où que je sois, tu es là. Ma chance, ma destinée, mon talisman. Inévitable ».

La caricature la plus attendue du mois pour le film le moins attendu de l’année.

Tiens, pendant que j’y pense :

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon chéquier » 

Merci Benjamin Boré !

La vérité si je Brad
La vérité si je Brad

Benjamin Boré.