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L’art pour lard

Bad Taste

Aujourd’hui, Court Métrange vous propose un temps culturel sur la problématique suivante : Qu’est ce que l’art ? L’occasion de réfléchir tous ensemble, à travers des exemples de grands auteurs de notre siècle, sur la définition de l’art, le vrai, l’art noble (le seul pour lequel Court Métrange oeuvre bien sûr).

L’art possède de multiples sens. Mais à l’origine, l’art du latin « ars, artis », désigne le métier, et le savoir faire, c’est-à-dire la capacité dont dispose l’homme de transformer la matière avec son intelligence. Un exemple tout de suite, avec une magnifique réappropriation du Danube Bleu de Johann Strauss et la démonstration que l’homme sait utiliser, et adapter, sa matière grise aux circonstances les plus urgentes : (Escalator / Patrick Scott / Etats Unis)

Reprenons mes chers élèves : En effet, l’art représente toutes les productions d’objets artificiels grâce au moyen de la technique. Il ne faut ainsi pas confondre l’art de l’artisan et du technicien, l’art du savoir faire, avec l’art de l’artiste, les beaux-arts etc… Au départ, il n’y a pas dans l’art de distinction entre l’utile et le beau. Pour mieux analyser cette pensée, voici une illustration édifiante d’un art, l’animation, au service d’une cause pourtant dévaluée : les flatulences. De l’art et du cochon en sorte : (Burp / Geuntae Park)

En fait, l’art qui est un terme général désignant « la technique », se divise en une multitude de catégories et de sous-catégories. L’art associé à la technique se désigne comme le savoir faire, l’adresse et le talent. Le savoir-faire est un art appliqué à la réalisation de quelque chose. Il est comme une intelligence pratique qui est mis au service de nos capacités de production. L’homme a d’ailleurs tendance à faire ce qu’il peut avec ce qu’il a, voir, le peu qu’il possède. N’oubliez donc pas les Métrangiens, de ne jamais séparer l’art et la manière : (A une minute près / Gregory Le Fourn / France)

Plus généralement, on peut appeler cet art, l’adresse et le talent, grâce auxquels on peut atteindre un objectif. On distingue alors une multitude d’arts, comme l’art culinaire, botanique, poétique, militaire, artistique, musical, l’art de plaire ou encore les beaux-arts. Une question vous vient alors à l’esprit n’est ce pas ? Et le sexe dans tout çà ? Rien que pour vous, voici maintenant un contre exemple avec le premier porno-littéraire de l’histoire de l’art : (Un Orgasme / Fred Joyeux / France)

Mais pour rendre compte du caractère spécifique des beaux-arts au sein de l’art en général, il faut ajouter à la définition générale de l’art (comme savoir-faire ingénieux), celle de l’objectif visé par les beaux-arts : la beautéLes beaux-arts se distinguent alors des autres arts, puisque l’artiste, artisans ou technicien, ingénieux ou talentueux, vise à produire non seulement des oeuvres, mais des oeuvres belles. A l’image de ce court métrage si séduisant de par sa photogénie, son rythme, ses personnages, sa morale … L’art pour l’art n’a jamais aussi bien été illustré : (Thanks, Smokey / Patrick Scott)

Qu’on ne vienne pas dire que Court Métrange n’est pas LE festival du bon goût maintenant ! Nous aimons les choses simples mais raffinées, la beauté du geste à l’acte de création, la condition humaine et l’emprise du temps sur elle. Autant de sujet, de passion, qui anime notre motivation d’être le festival du beau, être une somptueuse vitrine dédiée à l’art noble, dans tout les sens du terme…

Ah oui, si vous voulez du cul, des boobs, des tentacules, une anorexique célèbre et du son à s’en faire péter les tympans, c’est par ici : (Huoratron / Corporate Occult)

Corporate Occult – Huoratron from Paranoid US on Vimeo.

Peut-être à bientôt pour une nouvelle caverne de l’excellence et du bon goût ladys and gentl’ !

(PS : Peut-être qu’un peu d’ironie et une pincée de sarcasme sont présents dans ce discours)

Aurélien.

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