Posted on

VERTIGINE ITALIANA : Court-Métrange 2018

Cette année Court-Métrange vous fait voyager dans l’Italie des années 50 à 80… et plus.

Si le cinéma italien a pu considérablement influencer les œuvres étrangères, c’est en partie grâce à de grands noms qui ont su capter les émotions les plus enfouies et les exacerber jusqu’à en donner le tournis. De grands classiques ont vu le jour sous un regard nouveau, acerbe mais plein d’amour pour un pays qui se reconstruisait à la suite d’une guerre fratricide.

Le besoin de revivre était plus fort que tout et le génie d’un peuple plein de vitalité allait bientôt trouver la voie d’un septième art en pleine expansion. Du sublime Belissima (1951), avec Anna Magnani et réalisé par Luchino Visconti, homme de théâtre inspiré par les grands myths, au retentissant La Strada (1954) avec Anthony Queen et réalisé par Federico Fellini, la scène italienne trouve un écho international toujours plus avide de ses productions. Puis les années passèrent et les goûts changèrent. La libération sexuelle, le besoin d’en voir plus, les attentes en matière d’émotions et de frissons se faisant de plus en plus grandes, ce sont des réalisateurs s’attardant moins sur la profondeur des sentiments mais plus axés sur « la chaire » qui prendront le relais. Mario Bava, le roi des effets spéciaux, Dario Argento maître de la lumière ou Lucio Fulci, le génie de l’horreur emmèneront le public loin dans le frisson et l’angoisse. Le Giallo, la comédie érotique, le film à sketchs ou le western « Spaghetti » connaîtront un moment de gloire qui feront de l’Italie une référence en la matière.

Ce très court résumé, mais non moins humble guide d’un cinéma foisonnant, aura eu l’ambition de vous introduire la thématique de l’édition 2018 de votre festival adoré.

Vertigine Italiana ou le grand vertige d’un monde cinématographique sans égal…

Ciné italien

 

Laisser un commentaire